… une neurologue qui prescrit des anticholinestérasiques

Cher confrère,

Je vous remercie de votre courrier en date du 17 février 2011 concernant Monsieur Z., qui m’a toutefois surpris.

Vous trouverez ci-joint l’éditorial de Philippe NICOT, médecin généraliste, paru dans la revue Médecine d’octobre 2010 …

Il rappelle opportunément les données actuelles qui démontrent la balance bénéfice-risque négative des anticholinestérasiques, en particulier en association, et les conditions pour le moins ambiguës d’élaboration des recommandations sur la maladie d’Alzheimer en France.

Il peut être également téléchargé là :

http://www.john-libbey-eurotext.fr/e-docs/00/04/5E/E6/vers_alt/VersionPDF.pdf

C’est donc moi qui ai arrêté il y a un an le donepezil, et n’ai maintenu la mémantine qu’à titre provisoire. Sur la base de ces données factuelles, j’ai donc informé le patient et la famille de mon refus de la prescription que vous suggérez, du fait de cette balance bénéfice-risque défavorable. Vous n’êtes pas sans savoir que suite au désastre du Mediator®, l’ASMR déjà faible des anticholinestérasiques, attribuée sous la pression des industriels, est en cours de réévaluation.

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2457166&rubId=4076

Bien sûr je reste intéressé par toute nouvelle donnée fiable en votre possession qui démontrerait un quelconque intérêt de ces produits dans le maintien à domicile des malades, comme vous le suggérez, ou susceptible d’un autre bénéfice dans le seul intérêt des patients.

Bien confraternellement.

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