… laboratoire Servier (Vastarel®) qui prend les médecins pour des ignorants !!!

Le laboratoire Servier a adressé un courrier aux médecins, afin de commenter la décision de réévaluation du rapport bénéfice/risque des spécialités à bas de trimétazidine (Vastarel ® et génériques). (lire ici)

Ce document manifeste un manque de sérieux dans la communication de ce laboratoire et un manque de respect pour les professionnels de santé.

Voix Médicales répond….

Monsieur

J’ai bien reçu votre courrier vantant les mérites de la trimétazidine en date du 13 avril 2011.
Il est assez étonnant de constater l’absence totale de références liées aux affirmations que vous faites.

« Dans la maladie coronaire, plusieurs études contrôlées,…, et publiées dans des journaux référencés… »
Quelles études et quels journaux ?
Quelle qualité attribuée à ces études si nous n’en connaissons pas les éléments constitutifs ?
Quelle valeur accordée à ces publications, si nous ne pouvons vérifier par nous même l’existence ou non de liens d’intérêts des auteurs des articles et des journaux cités ?

« Dans son indication ORL, l’évaluation de l’efficacité de la trimétazidine repose sur des méthodes reconnues en 1990 et qui le restent aujourd’hui. »
Quelles méthodes d’évaluation ?
Méthodes reconnues par qui et sur quels critères ?

De façon générale, ce courrier ressemble plus à une rubrique astrologique qu’à une publication scientifique destinée à des professionnels de santé.

Quel mépris manifesté à l’égard de vos lecteurs, tout juste bons à gober des sornettes sans poser de questions ni connaître les sources de vos affirmations.

Les médecins généralistes n’acceptent plus d’être pris pour des imbéciles.
Ils exigent de pouvoir fonder leurs décisions sur des données fiables, et non sur des propos vagues, « paroles d’experts », faisant appel à la démagogie (voir la fin du courrier) et l’absence de transparence des informations fournies.

Respectueusement

Un commentaire

  1. le lann jacques dit :

    Un jour un ORL, consulté par ma mère (agée de 90 ans à l’époque) pour des acouphénes, alors qu’elle présentait depuis des lustres une hypoacousie, a bien évidemment prescrit du VASTAREL.
    Je lui donc envoyé des copies de deux ou trois articles de PRESCRIRE « vantant les mérites de ce traitement » accompagnant une lettre dans laquelle je lui proposait de le parrainer pour qu’il s’abonne à cette revue afin que ces prescriptions soient plus efficientes.
    Je ne vous dirais pas les réactions de ce « spécialiste », vous pouvez les imaginer.