La compétence relationnelle dans le soin en médecine générale (thèse C. ISNARD mai 2011)

Accéder au texte intégral de cette thèse

Voilà une thèse atypique par son approche ethnographique, elle n’hésite pas à utiliser pleinement et sans complexe les ressources de l’analyse qualitative d’un matériel brut : l’enregistrement direct des consultations.

Délibérément centrée sur les spécificités de l’exercice de la médecine générale, Camille Isnard pose une série de questions aussi évidentes qu’inhabituelles :

  • Comment évaluer la compétence relationnelle qui permettrait  une « prise en charge globale bio-psycho-sociale et centrée sur le patient » ?
  • Quelles sont les compétences nécessaires aux médecins généralistes qui leur permettraient de passer du savoir au savoir faire et ainsi mieux gérer les véritables besoins des patients dans le domaine de la santé ?
  • Qu’entendons-nous par  « être en bonne santé »et comment préciser cette notion grâce à la terminologie anglo-saxonne qui distingue :
    • d’une part le soin centré sur la maladie « cure » (guérir  la maladie « disease »)
    • et d’autre part la prise en charge centrée sur la personne« care » (prendre soin, tant du vécu de la maladie par le malade « sickness » que de ses répercutions sociales « illness »)

L’analyse de cette capacité à percevoir et répondre aux problèmes des autres est tentée à travers l’enregistrement des consultations de deux médecins. Une analyse des stratégies qui sous tendent leur pratique est esquissée.

 

Les questions de l’accès aux soins, de la formation initiale et de la rémunération des médecins sont abordées. Il est fait des propositions d’adaptation à la médecine générale de la démarche de Carl Rogers « relation d’aide centrée sur la personne ».

 

2 Commentaires

  1. Poisson Patrick dit :

    le lien ne fonctionne pas

    1. wasniewski dit :

      Merci de votre vigilance.
      C’est réparé.