Médecin déboussolé dans un système de santé à la dérive. Cherche GPS pour un exercice serein de la médecine générale

Des freins à un exercice au service de la santé

Des prescriptions sous influences?

Au quotidien, les médecins généralistes coopèrent avec leurs confrères, les centres hospitaliers, les organismes médico-sociaux, etc.

Nos patients reviennent d’une consultation spécialisée ou rentrent à domicile après une hospitalisation parfois accompagnés d’une prescription. Lecteur de la revue Prescrire, je regrette quelquefois de voir figurer sur ces ordonnances des médicaments « qui n’apportent rien de nouveau » ou pour lesquels la balance bénéfices/risques n’est pas favorable au patient.

J’admets volontiers que ces situations me dérangent d’autant que cela implique souvent une consultation longue pour expliquer au patient les raisons de mon désaccord avec la prescription du spécialiste.

Quand ces situations se multiplient ou deviennent trop fréquentes dans la même semaine, j’ai vraiment la sensation de nager à contre-courant.

Je ne vais pas m’engager sur le terrain glissant de la critique des prescriptions de mes confrères. Je suis moi-même faillible et accepte volontiers la critique de mes prescriptions par mes pairs, les pharmaciens, les paramédicaux, les patients si je prends des décisions non pertinentes.

Je m’interroge sur la divergence que nous pouvons de temps en temps rencontrer entre confrères sur l’usage de la pharmacopée.

Tous les acteurs du système de soins souhaitent offrir à leurs patients les meilleurs soins. Comment éviter de faire le mauvais choix lors de la rédaction d’une ordonnance ?

Je suis adhérent du Formindep depuis cette année. Cette immersion dans ce milieu de l’expertise indépendante, souvent à l’encontre de mes apprentissages acquis lors de ma formation médicale initiale en milieu hospitalier, me laisse à penser que des influences souvent inconscientes pourraient favoriser la prescription d’un médicament plutôt qu’un autre par les médecins.

L’intrusion des lobbies dans la formation médicale initiale et continue des médecins est probablement à prendre en compte dans la survenue du surdiagnostic, du surtraitement, de la surmédicalisation.

Est-il possible d’y remédier ? Est-ce seulement à nous médecins de limiter les influences des lobbies dont la présence hante la formation des praticiens ? Les décideurs politiques devraient-ils intervenir ? Le souhaitent-ils ? N’entretiennent-ils pas eux-mêmes des liaisons dangereuses avec les différentes firmes (industrie pharmaceutique, industrie agroalimentaire, industrie du tabac…)?

Déjà, ces premières questions aux réponses incertaines me font perdre mes repères. Je me rassure en navigant sur des flux moins troubles tels que Voix médicales, Atoute, la blogosphère médicale, pharmacritique…

Eux aussi rament à contre-courant, dans le même sens que moi, ce qui atténue mes incertitudes.

Introduction
Des freins à un exercice au service de la santé

Valeurs essentielles au bon fonctionnement du système de soins
Quelques propositions concrètes
Conclusion

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Un commentaire

  1. M.L. dit :

    Tout a fait de ton avis, les relations des médecins entre eux et surtout avec leur environnement hospitalier mériteraient d’être améliorées.
    Récemment, j’en ai écrit un article sur mon blog, vas voir ce que tu en penses.
    http://www.cris-et-chuchotements.net/article-le-generaliste-et-son-etrange-r-voisinage-hospitalier-108398029.html