Alzheimer

Un généraliste écrit à une gérontologue pour refuser un traitement anti-alzheimer

XXXXX le 00 XXXXX 2012

Madame la Docteure XXXXXX
Pôle Gérontologie
Hôpital XXXXXX

 

Concerne : Mme ZZZZZZZZ, née le 00/00/0000

Chère consœur,

Je vous remercie de votre courrier du 00 XXX 2012 concernant Madame ZZZZZZZZZ qui a retenu toute mon attention.

A l’issue d’un premier bilan pratiqué en XXXX 2012, vous envisagez chez cette patiente atteinte d’une maladie de Parkinson l’hypothèse d’une maladie neurodégénérative de type Alzheimer. A l’époque, dans le contexte des troubles cognitifs et de l’humeur liés à la maladie de Parkinson, et d’un changement de domicile qui l’avait perturbé, son MMSE était à 22/30. Cette hypothèse diagnostique devait être confirmée lors d’un nouveau bilan à 6 mois, qui à ma connaissance n’est pas programmé. Vous envisagez toutefois la prescription d’un anticholinestérasique, et plus particulièrement chez cette patiente la rivastigmine.

(suite…)

Médicaments de la maladie d’Alzheimer: pourquoi dire non.

La réévaluation par la commission de transparence (HAS) des médicaments indiqués dans la maladie d’Alzheimer a amené Philippe NICOT, médecin généraliste, à considérer les éléments nouveaux depuis les avis rendus en 2007. Ce travail lui a permis d’écrire un rapport d’expertise externe, dont voici un résumé:

Les médicaments de la maladie d’Alzheimer sont:

  • -les anticholinestérasiques: donépézil, galantamine, rivastigmine.
  • -la mémantine.

Quelles sont leurs caractéristiques en termes d’efficacité et de tolérance? (suite…)

La mémantine (Ebixa°) en monothérapie : toujours pas de preuve de son utilité

« Les résultats de cette étude montrent l’absence d’efficacité significative de la mémantine (Ebixa°) en cas de démence légère sur Maladie d’Alzheimer et confirment l’absence de preuve d’une efficacité cliniquement pertinente de la mémantine en cas de démence modérée à sévère (MMSE <20) dans le cadre de cette pathologie. »

(Minerva Online  2011-09-28). Résumé.

Les Recommandations pour la Pratique Clinique élaborées par les autorités sanitaires françaises sont-elles sous influence industrielle ? A propos de trois classes thérapeutiques. (thèse L.A. DELARUE, juillet 2011)

Accéder au texte intégral de la thèse

Accéder au Document de travail

 

Voilà une thèse dont on parle et dont on n’a pas fini de parler :
Question somme toute assez simple :
Les recommandations censées guider la pratique des médecins sont-elles rédigées en toute indépendance et pour le seul plus grand bien des patients ? (suite…)

Effet « paradoxal » des médicaments de la maladie d’Alzheimer?

“L’étude de cohorte américaine montre que la prescription d’anticholinestérasiques ou de mémantine peut-être associée à un déclin cognitif plus rapide…Les questions que se posent la rédaction:…Cette étude ajoute encore aux données sur les effets adverses de ces médicaments: il s’agit cette fois d’aggravation possible de certaines formes débutantes de la maladie. Faut-il attendre de nouvelles”affaires”?

(Médecine,Volume 7,Numéro 3,103, Mars 2011, Au fil de la presse). Résumé.

… une neurologue qui prescrit des anticholinestérasiques

Cher confrère,

Je vous remercie de votre courrier en date du 17 février 2011 concernant Monsieur Z., qui m’a toutefois surpris.

Vous trouverez ci-joint l’éditorial de Philippe NICOT, médecin généraliste, paru dans la revue Médecine d’octobre 2010 … (suite…)

… un Alzheimerologue

Cher confrère,

J’ai revu Monsieur R J, que je n’avais pas vu depuis longtemps.

Cette consultation a été l’occasion de relire les divers documents de son dossier. Mais, comme vous l’écriviez en Juin 2009, a-t-il réellement une maladie d’Alzheimer (« Un bilan qui n’évoque pas une pathologie démentielle ») … (suite…)

Scintigraphie cérébrale : inutile dans Alzheimer

La scintigraphie cérébrale (Produit diagnostic ayant une ASMR mineure à IV) peut être utile pour 2000 à 3000 patients par an en France afin de mieux identifier des démences à corps de Lewy. Elle n’est pas un test utile au diagnostic positif de la maladie d’Alzheimer.

1) Situation :

« Monsieur R à 80 ans, depuis 3 ans il a fait plusieurs fugues. Les troubles ont commencé quelques années auparavant par des épisodes où il ne se rappelait plus où il avait garé sa voiture. Ayant consulté un spécialiste de la mémoire, je n’ai pas vu ce patient depuis plusieurs mois, et il vient me consulter à ma demande expresse car il a fait une nouvelle fugue. Sa femme souhaitait simplement que je renouvelle le traitement du neurologue. Il a été retrouvé désorienté à 300 Kms de chez lui, dans la ville de son enfance qu’il avait rallié à pied et en train.

Cette consultation en décembre 2010 est l’occasion de relire les divers documents de son dossier. En Juin 2009 le neurologue m’écrivait, « Un bilan qui n’évoque pas une pathologie démentielle ». Par contre, le compte-rendu de l’hospitalisation de Janvier 2010 évoque de la manière suivante un Alzheimer : « une diminution de la fixation dans aires associatives postérieures » à la scintigraphie ».

2) Question :

Chez un adulte présentant des troubles mnésiques importants, la réalisation d’une scintigraphie cérébrale est-elle un complément utile à l’examen clinique pour poser un diagnostic ? (suite…)