anticoagulant

NACO la vigilance s’impose

En 2012 le dabigatran etexilate (Pradaxa°), commercialisé par le laboratoire BOEHRINGER INGELHEIM, puis le rivaroxaban (Xarelto°), commercialisé par le laboratoire BAYER, obtiennent l’autorisation de mise sur le marché et le remboursement par la sécurité sociale pour l’indication de la prévention des accidents vasculaires cérébraux et des embolies systémiques chez les patients adultes atteints d’une fibrillation atriale non valvulaire et présentant un ou plusieurs facteurs de risque.

La mise sur le marché du dabigatran etexilate (Pradaxa°) repose sur l’étude RE-LY celle du rivaroxaban (Xarelto°) sur l’étude ROCKET-AF, études analysées ici.

Comme pour toute molécule nouvellement mise sur le marché, les études précédant leur commercialisation n’ayant été conduites que sur un nombre restreint de sujets et dans des conditions privilégiées, la pharmacovigilance est importante et les NACO relèvent d’un plan de gestion des risques.

Le travail marketing de ces deux laboratoires (visiteurs médicaux, leaders d’opinionreposent sur deux messages particulièrement portants : « pas besoin de faire d’analyse biologique de surveillance », « moins d’hémorragies ». Il est très efficace et les prescriptions de ces deux nouveaux anti-coagulant (NACO) décollent (pages 118 à 120).

Des anticoagulants sans surveillance biologique de leur activité, sans antidote en cas d’accident hémorragique et largement prescrits à des personnes âgées et fragiles…

Malheureusement, sont constatés accidents hémorragiques graves, décès .

Face à ces drames, la fille d’une victime a décidé de porter à la connaissance du public des informations souvent cachées a travers un blog et un site scoop .

Voix Médicales s’associe à cette démarche.

Fibrillation atriale, comment choisir l’anticoagulant ?

Mr L. 75 ans a dans ses ATCD un épisode de fibrillation atriale. Je suis son médecin traitant depuis peu et je me pose la question d’un éventuel traitement par anti-coagulant. Il est très inquiet pour sa santé, pas toujours facile à « gérer ». Je n’ai pas réellement envie de me lancer dans le suivi de son TP-INR mais la rédaction du SCRIPT1 que son cas a induit me montre qu’un traitement anti-coagulant doit être envisagé dans le cadre de la prévention d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Après échange de courriers avec le cardiologue, ce traitement par anti-vitamine K (AVK) est mis en route. Le cardiologue aurait préféré un nouvel anti-coagulant oral, mais aucun n’avait, à cette date, d’autorisation de mise sur le marché pour cette indication.

Finalement mes craintes d’un suivi difficile de l’anti-coagulation étaient infondées. Je fixe un objectif d’INR entre 2 et 2,52 , le patient se déplace au cabinet afin de montrer ses résultats et d’ajuster le traitement quand nécessaire. À distance de la mise en route de ce traitement anti-coagulant le suivi est simple, les modifications posologiques ne sont nécessaires qu’en cas de changement de la thérapeutique associée ou des habitudes alimentaires du patient. (suite…)

  1. En cas de fibrillation auriculaire chez un patient âgé de 75 ans ou plus, l’indication d’une anticoagulation orale doit être posée []
  2. National Collaborating Centre for Chronic Conditions. Atrial fibrillation: national clinical guideline for management in primary and secondary care. London: Royal College of Physicians, 2006 []

A propos des nouveaux anti-coagulants oraux

Je suis médecin généraliste intervenant en détention. A ce titre, j’exerce en milieu carcéral mais dépend du CHU. En corollaire, je dépends des molécules disponibles au livret hospitalier de l’hôpital qui m’emploie.

J’ai été récemment interpelée dans ma pratique par l’arrivée au livret hospitalier de deux molécules, toutes deux faisant partie des « nouveaux anti-coagulants oraux » ou « anti-coagulants directs » :

(suite…)

Anticoagulation orale en cas de fibrillation auriculaire

En cas de fibrillation auriculaire chez un patient âgé de 75 ans ou plus, l’indication d’une anticoagulation orale doit-être posée.

En cas de fibrillation auriculaire, que celle-ci soit paroxystique, persistante, ou permanente, chez un patient âgé de 75 ans ou plus, l’indication d’une anticoagulation orale par AVK doit être posée tout en tenant compte des risques hémorragiques. Pour les patients plus jeunes la décision sera prise en fonction des scores existants. Les contraintes d’un tel traitement pour le patient ainsi que les éventuelles difficultés de sa gestion par le médecin doivent être aussi des éléments de décision.

1) Situation :

Mr L., âgé de 75 ans et hypertendu, a pour ATCD des épisodes d’arythmie complète par fibrillation auriculaire, la dernière récidive remontant à mars 2008 et ayant été réduite par une injection de Cordarone°. Depuis, sous traitement par Kardegic° et Amiodarone°, il n’a pas présenté de récidive d’arythmie.
En décembre 2011 suite à un syndrome vertigineux avec troubles de l’équilibre, il est hospitalisé en neurologie. L’ECG est normal ainsi que le scanner cérébral.
Dans les suites de cette hospitalisation, un bilan cardiaque comprenant un Holter de rythme ainsi qu’une écho-cardiaque est réalisé. Il n’y a pas d’AC/FA au Holter, ni d’insuffisance cardiaque à l’échographie.

Je réévalue à cette occasion le traitement par aspirine à faible dose, me posant la question d’un éventuel remplacement par anti-vitamine K. (suite…)

Erysipèle : dans les cas simples traiter jusqu’à amélioration des signes locaux

Le traitement antibiotique des érysipèles repose sur l’utilisation de la pénicilline V  d’emblée dans les cas simples (oracilline° ou amoxicilline) per os (2 à 4 g/j) jusqu’à amélioration de signes locaux, en moyenne de l’ordre de 15 jours.

En cas d’allergie, un macrolide ou la pristinamycine seront utilisés.

En cas de signes de gravité, la pénicilline G (extencilline°) est utilisée en perfusion IV (12 g/j) jusqu’à apyrexie, puis relais par pénicilline V.

Les traitements de longues durées (1 à 12 mois) seront nécessaires en cas de multi récidive mais ils ne sont efficaces que pendant la durée du traitement.

1) Situation :

Une patiente de 72 ans sous antivitamine K pour arythmie complète vient me voir pour des douleurs insupportables à la jambe droite, en particulier la nuit. Son mollet est rouge, chaud et oedématié, il présente une petite ulcération, porte d’entrée probable d’un germe.

2) Question :

Chez un adulte présentant un érysipèle, quelle antibiothérapie choisir et pour quelle durée pour obtenir une guérison durable ? (suite…)

… un cardio qui prescrit du Dabigatran (Pradaxa°)

Le 23/12/10

Cher confrère,  Je vous remercie de votre courrier concernant la prescription  de Dabigratran chez Mr D. … (suite…)