gynéco

Choix d’une contraception

Allaitement et contraception.

Mme D., 26 ans vient d’accoucher. Elle allaite son enfant et souhaite l’allaiter le plus longtemps possible. A la maternité de l’hôpital il lui a été prescrit Désogestrel (Cérazette°) en contraception. Mais celle-ci n’est pas remboursée. Elle me demande s’il existe une contraception remboursée. Je lui propose lévonorgestrel (Microval°). Est-ce le meilleur choix?

On en discute ici.

Conduite à tenir en cas d’oubli de contraception

Que faire en cas d’oubli de pilule contraceptive?

L’oubli d’un comprimé dans le cadre d’une contraception hormonale n’est pas rare et peut aboutir à une grossesse non désirée. Il est nécessaire de proposer aux femmes des outils simples et clairs leur permettant de savoir que faire en de telles circonstances, et d’en discuter à chaque renouvellement de contraception.

Les recommandations françaises, sur lesquels s’appuient les RCP et les notices d’utilisation des contraceptifs, sont anciennes et ne sont basées que sur un accord professionnel. La lecture des travaux publiés par l’OMS, le Canada et l’Angleterre nous a incité à proposer les tableaux téléchargeables en fin d’article. 

Mise à jour le 23/05/2014

 

 

1) Situation clinique :

Mlle S , 19 ans, vient me voir pour renouvellement de sa contraception orale. Elle me dit l’oublier de temps en temps et ne sait pas comment faire dans ces cas là.  

2) Question :

En cas d’oubli d’une contraception orale oestro-progestative chez une jeune femme quelle est la conduite à tenir ? (suite…)

… au médecin responsable du programme régional du dépistage du cancer du sein.

Madame le docteur Y,

Je souhaiterais avoir votre avis sur cet article concernant le dépistage du cancer du sein.

Je vous incite également à regarder le lien suivant qui résume bien le livre « No mammo » de Rachel Campergue.

Je suis en train d’en terminer la lecture et je ne vous cache pas que je me pose beaucoup de questions sur le dépistage du cancer du sein.

Quel discours proposer à nos patientes ?

Pourquoi un item spécifique y est consacré dans la nouvelle prime à la performance quasi imposée aux médecins généralistes ? (nombre de patientes MT de 50 à 74 ans participant au dépistage (organisé ou individuel) du cancer du sein rapporté au nombre de femmes MT de 50 à 74 ans)

Par ailleurs, avez-vous connaissance des bilans en alternance qui sont régulièrement pratiqués et qu’en pensez-vous ? (mammographie et/ou écho un an après la mammographie du dépistage organisé puis les patientes reviennent un an après ce bilan pour un nouveau dépistage organisé)

Je suis à votre disposition pour en discuter et je vous remercie par avance de l’intérêt que vous voudrez bien porter à mes diverses interrogations.

Bien confraternellement (suite…)

… un médecin coordinateur du dépistage par mammographie qui me veut du bien mais qui m’informe mal.

Monsieur le médecin coordinateur du dépistage organisé du cancer du sein, 

Vous m’avez adressé une invitation au dépistage organisé du cancer du sein. Ce dépistage m’est donc adressé comme à toutes les femmes de ma tranche d’âge.

Vous me dites à propos de ce dépistage :

“au cours de sa vie, près d’une femme sur huit sera confrontée à ce cancer qui met en général plusieurs années à se développer. Il est donc essentiel, dès 50 ans, de participer au dépistage organisé afin de pouvoir traiter au plus vite d’éventuelles anomalies”. 

De plus dans la plaquette d’information que vous me joignez il est écrit :

”Le dépistage du cancer du sein permet de déceler d’éventuelles anomalies très tôt, en l’absence de tout symptôme. Cela permet de se soigner plus facilement et d’avoir les plus grandes chances de guérison”.

Dans la même période, j’ai également reçu une invitation pour participer, en tant que médecin, le samedi 19 novembre 2011 à la « 3ème JOURNEE PREVENTION ET SANTE EN VAL D’OISE », organisée par Prévention et Santé en Val d’Oise (on appréciera tout particulièrement le cadre, le repas offert ainsi que le spectacle. Un grand merci aux souteneurs institutionnels)

Il y a deux ans, en toute confiance, j’ai effectué le dépistage par mammographie.

Cette année, divers éléments m’ayant interpellée, j’ai voulu connaître  les données actuelles de la science à propos du dépistage systématique du cancer du sein par mammographie avant de me décider. Voici le résultat de mes recherches : (suite…)

Chez une jeune femme désirant une contraception, éviter la drospirenone.

Chez une jeune femme désirant une contraception les données de la littérature sont à ce jour concordantes: Jasmine ® (ainsi que Jasminelle ®,Yaz ®, Angeliq ®, Belanette ®, Convulineb ®) contraceptifs oraux contenant de la drospirénone sont associés à un risque plus élevé de thrombose veineuse sans supériorité de leur part en terme d’acné, prise de poids, syndrome prémenstruel. La prescription d’une telle contraception n’est donc pas indiquée en première intention, un oestroprogestatif contenant du lévonorgestrel restant la référence.

1) Situation :

Melle D.M., 18 ans, vient ce jour me consulter pour renouveller sa contraception. Je lui demande depuis combien de temps elle la prend: “depuis trois mois, c’est un gynéco qui me l’a prescrit, son nom est Jasmine et je la trouve un peu chère , pourriez-vous m’en prescrire une qui soit remboursée?

2) Question :

Chez une jeune femme désirant une contraception par oestroprogestatif, y a-t-il un intérêt à choisir ceux contenant du drospirenone, de type Jasmine ® ? (suite…)

Ellaone® en contraception d’urgence: pas mieux que Norlevo®

Résumé :

L’ulipristal acétate est présenté comme une alternative au lévonorgestrel en contraception d’urgence, plus efficace et agissant jusqu’à 120 heures. Cet article analyse, à partir des données officielles et de la littérature, les éléments connus pour se faire une idée sur le produit, son efficacité et les inconnues qui subsistent en Avril  2011.

Le niveau de preuve d’une efficacité de l’ulipristal supérieure dans les 72 heures est sujet à discussions et les preuves d’une efficacité entre 73 et 120 heures de faible niveau : un essai ouvert sans comparateur et très peu de femmes étudiées dans un essai comparatif ( 100 dans une des études d’après le RCP et 203 dans une publication de l’industrie )

Le fait qu ‘il soit uniquement disponible sur prescription et beaucoup plus cher limite totalement son intérêt.

En contraception d’urgence, en attente d’études complémentaires, la référence reste le lévonorgestrel.

(suite…)

Contraception d’urgence : s’en tenir à Norlevo°

En l’état actuel des données de la science, en contraception d’urgence,  la prescription de Norlevo° plutôt que d’Ellaone° reste le meilleur choix .

1) Situation :

Stéphanie est toujours ponctuelle à ses rendez vous. Tous les 3 mois, ou plutôt toutes les trois plaquettes.
J’ai beau lui répéter que rien ne justifie un tel suivi médical de sa contraception, elle préfère venir de façon rapprochée.

Elle parle. Elle raconte ses difficultés de mère célibataire.
Elle raconte son fils, le père de celui-ci pas très présent, ses parents à elle, d’origine étrangère, qui ne comprennent pas toujours ses choix de vie.
Elle parle avec tristesse.

Son regard s’anime quand elle évoque sa vie professionnelle. Cadre dirigeante respectée dans l’animation culturelle, nous parlons alors d’autres choses.

D’ailleurs, à ce propos, sa collègue lui a exposé une petite mésaventure qui a entraîné une contraception d’urgence. Cela n’arrive pas qu’aux autres et elle souhaiterait en avoir une à sa disposition.
Elle a fait quelques recherches et a découvert un nouveau produit, la pilule du « surlendemain ». Mais celle-ci n’est disponible que sur prescription.

« Docteur, vous pourriez me prescrire Ellaone ? »

2) Question:

Pour les jeunes femmes sous contraception orale pour lesquelles on envisage une prescription anticipée d’une contraception d’urgence, la prescription d’Ellaone° plutôt que  Norlevo° est-elle justifiée en termes de rapport risque/efficacité ? (suite…)

Levonorgestrel 1500μg (Norlevo®), contraception post coïtale, quel intérêt en 2011 ?

Le lévonorgestrel, 10 ans après son introduction en France comme contraception d’urgence efficace dans les 72 h après une absence ou un échec de contraception, est à nouveau une question d’actualité en raison de l’arrivée d’un concurrent, l’ulipristal acétate, commercialisé par la même firme.

(suite…)