iatrogénie

Traitement du diabète de type 2 : des propositions alternatives

I-Tranches de vie :

•Mr B. est âgé de 60 ans, diabétique de type 2 et hypertendu depuis 20 ans. Il était réparateur d’appareils ménagers, métier qu’il aimait beaucoup. Du fait des changements d’habitudes de vie, on ne répare plus on change, à 50 ans il s’est retrouvé sans emploi ce qui l’a beaucoup affecté.
Quand il m’a choisi comme médecin traitant il prenait de façon très irrégulière son traitement et son HbA1c dépassait les 10% sous metformine et sulfamide. J’initialisais alors une “insulinothérapie simplifiée”. L’HbA1c s’améliorait mais Mr B. était toujours aussi irrégulier dans sa prise de traitement. En septembre 2012, alertée par le Dr Philippe Nicot sur le risque diabètogène des statines, je décidais alors d’arrêter la pravastatine faisant partie de son lourd traitement. Mr B. était alors transformé : amélioration de l’état dépressif, adhésion totale au traitement du fait de la disparition des effets indésirables notamment l’asthénie et les myalgies.
Depuis il va bien, son HbA1c s’est stabilisée autour de 8 % avec diminution des doses d’insuline.
(suite…)

L’effet diabétogène des statines : Premières notifications et revue de la littérature (thèse de Frédérick STAMBACH, le 20 mai 2014)

Accéder au texte intégral de la thèse

Les statines sont actuellement la classe thérapeutique la plus vendue au monde et sont commercialisées depuis 25 ans. Elles présentent de nombreux effets indésirables, les plus connus étant les effets indésirables hépatiques et musculaires. Au premier trimestre 2012 l’Agence Européenne du Médicament (EMA) et la Food and Drug Administration (FDA) ont émis des alertes concernant l’effet diabétogène des statines. Dans le cadre de son internat, Frérérick Stambach a effectué un an de stage dans le cabinet du Dr Philippe Nicot à Panazol. En rédigeant un courrier au cardiologue d’un patient présentant des myalgies sous statines, ils ont découvert l’alarme de la FDA. Afin de satisfaire aux obligations légales de déclaration des effets indésirables, ils ont décidé d’analyser l’ensemble des dossiers de la patientèle du Dr Nicot afin de repérer les patients ayant développé un diabète sous statine au cours des dix dernières années. Ils ont ainsi identifié quatre cas pouvant être compatibles avec cet effet indésirable, qui tous ont été déclarés au Centre Régional de Pharmacovigilance (CRPV), déclarations qui furent les premières en France concernant cet effet indésirable.

Capture d’écran 2014-05-21 à 10.52.15  (suite…)

Prescription par les médecins généralistes de Haute-Vienne de corticoïdes par voie orale dans les pathologies ORL à partir de données de l’assurance maladie de novembre 2010 à février 2011

                                                                                                                                                                                                Accéder au texte intégral de la thèse

Au cours de son apprentissage de médecin généraliste Audrey Jaouen ayant été confrontée à la prescription de corticoïde dans les pathologies de la sphère ORL, motifs courants de consultation, s’est posée la question de leur justification. Elle en a fait le sujet de sa thèse de doctorat.

Elle débute par un rappel historique, pharmacologique et des effets indésirables des corticoïdes, ainsi que de leurs interactions médicamenteuses et de leurs contre-indications.

Ensuite elle effectue une recherche sur les données factuelles concernant la prescription de corticoïdes dans le cadre des infections ORL :

  • AMM : « prednisolone, prednisone, bétaméthasone, dexaméthasone : certaines otites séreuses, polypose nasosinusienne, certaines sinusites aiguës ou chroniques, rhinites allergiques saisonnières, laryngite aiguë striduleuse »
  • Revues de la littérature (Cochrane, Le Revue Prescrire) et des recommandations Françaises, Européennes et Etasuniennes : « Les corticoïdes per os ne sont pas recommandés dans les pathologies infectieuses ORL à l’exception de la sinusite maxillaire aiguë de l’adulte mais si, et seulement si, elle est hyperalgique » 
  • Effets indésirables des cures courtes : « risques d’allergie, myopathies transitoires, troubles de l’humeur qui peuvent aller de l’agitation, l’insomnie, l’anxiété, la distractibilité, l’hypomanie, l’irritabilité à des états maniaques, des états dépressifs ou mixtes ou des états délirants »… »déséquilibre de maladies chroniques(HTA, diabète) »… »Il existe également un risque infectieux lors de la prise de glucocorticoïdes dans un contexte d’infection bactérienne sans la couverture antibiotique nécessaire avec notamment le risque de développer une cellulite ». (suite…)

Cholestérol et statines en 2013

Voix Médicales présente ce remarquable travail de Philippe Nicot.
Bien qu’ouvert à tous, il sera surtout utile aux praticiens et à ceux qui sont chargés de la formation tant initiale que continue.

Introduction à ce dossier documentaire :

Il a été réalisé entre le 01 et le 28 février 2013 à partir de recherche systématique dans Pubmed, des revues systématiques et des méta-analyses, ainsi qu’auprès de sources documentaires que je remercie pour leurs aides, leurs conseils et relectures dont Sylvain Duval (du Formindep), François Pesty (du Formindep), Dominique Dupagne (Atoute) et Jean Pierre Vallée (Rédacteur en chef de la Revue Médecine). Initialement réalisé pour répondre à des interviews dans le JDD, Europe 1 et France Bleue, le dossier a été complété pour répondre à une demande spécifique du Département de Médecine Générale de la Faculté de Médecine de Limoges, précédée d’une première demande en 2010. Le dossier est réalisé de manière bénévole, et les frais de documentation sont intégralement supportés par le Docteur Philippe Nicot.

 

Plan :

Chapitre I : Validité de la théorie du Cholestérol (CHO) : une théorie qui s’effondre ?

Chapitre II : Quel est le risque cardio-vasculaire des Français ?

Chapitre III : Quelles sont les données scientifiques ?

Chapitre IV : Le marché des statines. L’influence des firmes pharmaceutiques.

Conclusion

(suite…)

Ouvrons les yeux!

De retour d’un délicieux colloque indépendant de l’industrie, «Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements», j’ai rédigé en toute simplicité ces quelques lignes:

Osons remettre en question: 

  • Les consultations médicales aboutissant trop souvent sur une prescription médicamenteuse
  • L’insuffisance d’information du patient notamment par manque de temps du médecin
  • Le gaspillage financier qui se fait au détriment de ce qui est réellement utile
  • L’hyperspécialisation de la médecine responsable de l’inflation des dépenses de santé
  • La détection précoce de certaines maladies ou médecine anticipative sans incidence sur la morbi mortalité
  • Le rôle d’éponge des dérives sociétales désormais dévolu au médecin
  • Le façonnage de certaines maladies et la médicalisation de la vie 
  • La peur induite par une médiatisation sélective de la maladie
  • Le lobbying de l’industrie, le pouvoir de l’argent et du monde financier en général et ce qu’ils nous dissimulent
  • Ce que les payeurs peuvent et doivent refuser de payer en particulier les examens, les tests et les traitements inappropriés

Osons simplement:

  • L’indépendance vis à vis des structures de pouvoir influentes
  • Avoir un esprit plus critique
  • Prendre le temps avec nos patients et les écouter
  • Ne pas nier, mesurer et réduire la médecine de gaspillage (iatrogénie, examens et traitements non pertinents destruction de médicaments non utilisés…)
  • Démédicaliser l’existence et retrouver les plaisirs simples de la vie au risque de perdre notre âme.
  • Ne pas considérer notre patient comme un ennemi procédurier
  • Faire preuve d’humilité
  • Ne pas nuire

Des courants sains d’introspections du corps médical existent. 

Puissent-ils redonner au système de santé un peu d’intégrité et d’humanisme.