management CPAM

Médecin déboussolé dans un système de santé à la dérive. Cherche GPS pour un exercice serein de la médecine générale

Je suis médecin généraliste, installé depuis deux ans maintenant dans un cabinet de quatre médecins généralistes. J’ai eu l’opportunité de prendre la succession d’un médecin « retraitant » qui cédait sa place dans un cabinet que je qualifie de « magnétique ». L’exercice de ma profession sur le terrain est passionnant de par la diversité des motifs de consultation, la mixité sociale des patients rencontrés au quotidien. Chaque journée passée auprès des patients et de mes associés (confrères, secrétaires) permet un enrichissement à la fois personnel et professionnel. Martin Winckler raconte très bien dans son dernier livre ce bien-être procuré par l’exercice de la médecine de famille. Mais ce métier n’en demeure par moins difficile.

Il y a quelques mois, j’ai lu la revanche du rameur, livre pertinent écrit par le Docteur Dominique Dupagne. J’ai transposé son analyse de la société actuelle à mon exercice professionnel ce qui m’a permis de m’auto diagnostiquer aliéné social ou rameur.

Plusieurs freins vont à l’encontre de mon épanouissement professionnel, limitant ainsi mon engagement dans ce métier que je souhaitais exercer depuis mon plus jeune âge. L’éclairage apporté par la revanche du rameur m’a incité à les analyser.

Introduction
Des freins à un exercice au service de la santé

Valeurs essentielles au bon fonctionnement du système de soins
Quelques propositions concrètes
Conclusion

Rémunération sur objectifs de santé publique en France. Sur quelles bases scientifiques?

Le 25 septembre 2011 une nouvelle convention médicale était publiée au journal officiel, marquant ainsi son entrée en application. Cette nouvelle convention introduit la rémunération des médecins libéraux sur objectifs de santé publique. Courant décembre je recevais la «lettre d’information aux médecins libéraux», éditée par l’Assurance Maladie, lettre ayant vocation à «faire partager les orientations de l’Assurance Maladie pour mieux travailler ensemble», l’éditorial étant signé du directeur général de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie.

La nouvelle convention y est présentée dans ces termes:

«Faire encore progresser la santé publique dans notre pays. Voilà l’enjeu principal de la nouvelle convention médicale», «Rémunération sur objectifs de santé publique. Pour cela, la convention engage une diversification de vos modes de rémunération, en fonction de l’atteinte d’objectifs de santé publique», «Faire progresser la qualité des soins».

Un tel engagement doit reposer sur des preuves scientifiques solides. (suite…)

…sa CPAM pour refuser la rémunération complémentaire basée sur la performance.

Monsieur le directeur,

Suite à la publication au journal officiel le 25 septembre 2011 de la nouvelle convention nationale organisant les rapports entre les médecins libéraux et l’assurance maladie, signée le 26 Juillet 2011, je tiens par la présente à vous faire part de mon souhait d’user du droit de refuser la rémunération complémentaire basée sur la performance instaurée par la dite convention.
Je souhaite bien entendu par ailleurs conserver mon statut de médecin conventionné.

Merci de bien vouloir prendre en compte ma notification, qui intervient dans le délai légal de trois mois à compter de la publication de la convention au journal officiel.

La généraliste, le protocole et le médecin conseil

Si vous avez l’âme sensible, passez votre chemin, mais si vous voulez connaître les aventures formidables de Nathalie pourchassant les dragons de l’administration, continuez votre lecture.

Il était une fois….. (suite…)

… qui me reproche de faire trop d’arrêts de travail

le 15/01/2010

Cher Confrère,
Suite à votre courrier et à notre conversation téléphonique qui m’ont  
profondément affectés je tiens à réagir.

Vous n’êtes pas sans savoir  qu’une grande majorité des médecins généralistes libéraux sont à la  
limite ou en BURN OUT, qu’ils se suicident 4 fois plus que la  
population générale, surtout les femmes… (suite…)

pas de simplification administrative

Le diabète de type 2 est une Affection de Longue Durée prise en charge à 100 %, c’est-à-dire: “une maladie qui nécessite des soins prolongés (plus de six mois) et dont les traitements sont coûteux.”

C’est pourquoi, l’Assurance Maladie rembourse à 100 % les dépenses liées à ces soins et traitements.

Pour cela il est nécessaire que le médecin traitant remplisse un protocole de soins : “un formulaire de prise en charge qui ouvre les droits au 100% et qui indique les soins et les traitements nécessaires à la prise en charge de la maladie du patient: ceux qui sont pris en charge à 100 %, ceux qui sont remboursés aux taux habituels de la sécurité sociale et ceux qui ne sont pas du tout pris en charge” (suite…)