rémunération

Rémunération sur objectifs de santé publique en France. Sur quelles bases scientifiques?

Le 25 septembre 2011 une nouvelle convention médicale était publiée au journal officiel, marquant ainsi son entrée en application. Cette nouvelle convention introduit la rémunération des médecins libéraux sur objectifs de santé publique. Courant décembre je recevais la «lettre d’information aux médecins libéraux», éditée par l’Assurance Maladie, lettre ayant vocation à «faire partager les orientations de l’Assurance Maladie pour mieux travailler ensemble», l’éditorial étant signé du directeur général de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie.

La nouvelle convention y est présentée dans ces termes:

«Faire encore progresser la santé publique dans notre pays. Voilà l’enjeu principal de la nouvelle convention médicale», «Rémunération sur objectifs de santé publique. Pour cela, la convention engage une diversification de vos modes de rémunération, en fonction de l’atteinte d’objectifs de santé publique», «Faire progresser la qualité des soins».

Un tel engagement doit reposer sur des preuves scientifiques solides. (suite…)

L’effet des incitations financières sur la qualité des soins dispensés par les médecins généralistes.

« L’utilisation de systèmes de rémunération mixte des médecins généralistes, et notamment l’utilisation d’incitations financières pour récompenser «performance» et «qualité» de ces soins est en augmentation dans un certain nombre de pays. Il y a de nombreux exemples aux Etats Unis et le QoF pour les médecins généralistes du Royaume Uni est un exemple d’une modification importante du système. Malgré la popularité de ces régimes, il existe actuellement peu de preuves rigoureuses de leur efficacité dans l’amélioration de la qualité des soins primaires ou de leur rentabilité par rapport à d’autres façons d’optimiser la qualité des soins. (suite…)