soins primaires

Médecin déboussolé dans un système de santé à la dérive. Cherche GPS pour un exercice serein de la médecine générale

Je suis médecin généraliste, installé depuis deux ans maintenant dans un cabinet de quatre médecins généralistes. J’ai eu l’opportunité de prendre la succession d’un médecin « retraitant » qui cédait sa place dans un cabinet que je qualifie de « magnétique ». L’exercice de ma profession sur le terrain est passionnant de par la diversité des motifs de consultation, la mixité sociale des patients rencontrés au quotidien. Chaque journée passée auprès des patients et de mes associés (confrères, secrétaires) permet un enrichissement à la fois personnel et professionnel. Martin Winckler raconte très bien dans son dernier livre ce bien-être procuré par l’exercice de la médecine de famille. Mais ce métier n’en demeure par moins difficile.

Il y a quelques mois, j’ai lu la revanche du rameur, livre pertinent écrit par le Docteur Dominique Dupagne. J’ai transposé son analyse de la société actuelle à mon exercice professionnel ce qui m’a permis de m’auto diagnostiquer aliéné social ou rameur.

Plusieurs freins vont à l’encontre de mon épanouissement professionnel, limitant ainsi mon engagement dans ce métier que je souhaitais exercer depuis mon plus jeune âge. L’éclairage apporté par la revanche du rameur m’a incité à les analyser.

Introduction
Des freins à un exercice au service de la santé

Valeurs essentielles au bon fonctionnement du système de soins
Quelques propositions concrètes
Conclusion

Parano satirique, entre onirisme et prophétie

Extinction silencieuse des médecins généralistes libéraux

Interview où le politiquement incorrect n’est pas censuré.

Pourquoi les politiques ne veulent pas revaloriser le statut du médecin généraliste et ainsi le rendre plus attractif ?

Tout simplement parce qu’ils ne veulent pas qu’ils soient suffisamment nombreux et bénéficient de temps suffisant pour travailler de manière efficiente.

Pourquoi les politiques ne veulent pas que les généralistes soient en nombre suffisant pour prendre en charge de manière efficiente la population ?

Parce que si les médecins généralistes étaient honorés et suffisamment nombreux pour travailler convenablement, ils pourraient atteindre leur principal objectif qui est d’améliorer la morbi-mortalité de la population au meilleur coût pour la société.

Les politiques ne veulent pas améliorer la santé de la population ?

Je me pose la question. Si les pouvoirs publics investissent sur le médecin généraliste, cela leur coûte un peu d’argent sur la mise initiale, mais très peu par rapport à ce que cela rapporterait aux finances de la France. (suite…)