urologie

Pivmécillinam (Selexid°), une place dans le traitement des infections urinaires?

Ce médicament était inscrit sur les listes collectivités et sécurité sociale depuis 1984 avant d’être radié de la prise en charge en 2002, à la demande du laboratoire.

Dans la revue Prescrire de janvier 1983, tome 3 n°21, rubrique nouveauté on peut lire : « Une bêta-lactamine à spectre limité aux Grams – indiquée dans différentes formes d’infection urinaire. Palmarès : Eventuellement utile ».

Le 3 avril 2013, la commission de transparence de la Haute Autorité de Santé (HAS) à été amenée à évaluer la demande d’inscription de la pivmécillinam (Selexid°) sur la liste des spécialités remboursables aux assurés sociaux et sur la liste des médicaments agréés aux collectivités.

La commission de transparence reconnait que ce traitement à raison de 600 à 800 mg en 2 ou 3 prises matin (midi) et soir pouvant être portée à 1200 à  1600 mg en 2 ou 3 prises en cas de nécessité, est une option possible dans la stratégie thérapeutique de la cystite aiguë simple de la femme, compte tenu :

  • « de son efficacité démontrée dans cette clinique, avec un profil de tolérance satisfaisant,
  • de son activité sur la plupart des entérobactéries, y compris sur certaines souches productrices de bêtalactamases à spectre étendu (BLSE),
  • de l’absence de résistance croisée avec les autres bêtalactamines,
  • de la possibilité d’utilisation pendant la grossesse,
  • de l’intérêt de limiter l’utilisation des fluoroquinolones et des sulfamides en raison du risque de développement de résistances.

Cependant, une moindre efficacité, surtout microbiologique, est décrite lorsqu’il est utilisé en traitement court de 3 jours. Par ailleurs, des incertitudes demeurent sur la posologie et la durée (de 6 à 8 jours dans la majorité des cas mais éventuellement de 3 à 4 jours dans les affections courantes non compliquées), optimales de traitement avec cet antibiotique ainsi que sur le niveau actuel de résistance d’E.coli au pivmécillinam en France ».

Au regard de ces donnée, doit-on intégrer le pivmécillinam (Selexid°) dans notre stratégie thérapeutique des cystites aiguës simples de la femme? On en discute ici.

 

Dosage du PSA: peu ou pas de baisse de la mortalité par cancer de la prostate, des effets indésirables majeurs.

En 2008 l’USPSTF (groupe de travail du service de prévention des Etats Unis d’Amérique) a effectué une revue de la littérature concernant le rapport bénéfice-risque du dépistage du cancer de la prostate par dosage de la PSA (prostate specific antigen) et émis des recommandations .

Depuis lors, des essais à grande échelle sur ce sujet ayant été publiées, l’USPSTF a commandé deux études afin de synthétiser les données actuelles et résumé les données Capture d’écran 2014-04-06 à 12.17.32issues de ces études dans un article publié en octobre 2011. Ces données montrant un rapport bénéfice/risque nettement en défaveur du dépistage du cancer de la prostate par dosage de la PSA, l’USPSTF a publié dans le même mois un avis provisoire défavorable de grade D sur ce dépistage. 

Nous nous proposons de résumer ici cet article: (suite…)